# Numéro d'enregistrement Airbnb à Toulouse : l'obtenir en 2026 Source : https://maisonnataly.fr/numero-enregistrement-airbnb-toulouse/ Publié le 30 août 2026 Auteur : Nataly, Maison Nataly, conciergerie de location courte durée à Toulouse --- Publié le 30 août 2026 Lecture : 9 min > L’essentiel : à Toulouse, **le numéro d’enregistrement est gratuit et délivré immédiatement** sur le portail de la taxe de séjour de Toulouse Métropole. Il compte **treize caractères** et doit figurer sur l’annonce dès le premier jour de mise en location. Mais **ce numéro n’autorise personne à louer** : le portail l’écrit lui-même, il ne vaut pas autorisation de changement d’usage. Pour une résidence secondaire, **l’autorisation se demande AVANT le numéro**, et c’est elle qui engage **jusqu’à 100 000 euros par logement**, un plafond relevé par la loi du 19 novembre 2024 que quatre des six pages que nous avons lues le 30 août 2026 publient encore à 50 000 euros. Et **le numéro obtenu aujourd’hui n’est pas définitif** : la loi confie l’enregistrement à un téléservice national depuis le 20 mai 2026, ce téléservice n’ouvrira qu’au quatrième trimestre 2026, et les numéros communaux deviendront invalides après une période de transition. Un propriétaire toulousain qui prépare sa première annonce cherche « numéro d’enregistrement Airbnb Toulouse », trouve la démarche en ligne, l’effectue en un quart d’heure, colle son numéro sur l’annonce et se croit en règle. **S’il loue une résidence secondaire, il ne l’est pas**, et le portail de la mairie le prévient pourtant noir sur blanc : l’obtention du numéro d’enregistrement ne vaut pas autorisation de changement d’usage. Ce sont deux démarches distinctes, instruites par deux services différents, et seule la seconde peut coûter cent mille euros. Le simulateur en haut de page dit laquelle des deux démarches vous concerne. La suite les détaille, dans l’ordre où la mairie les numérote. ![Façades en brique rose du centre de Toulouse, immeubles d’habitation concernés par la réglementation des meublés de tourisme](https://maisonnataly.fr/assets/blog/toulouse-facades-briques-roses-meuble-tourisme-maisonnataly.jpg) ## Le numéro d’enregistrement ne vous autorise pas à louer C’est la phrase la plus importante de cette page, et elle vient du portail officiel de Toulouse Métropole lui-même, affichée au moment où il vous délivre le numéro : **« l’obtention du numéro d’enregistrement ne vaut pas autorisation de changement d’usage »**. Deux obligations distinctes coexistent, et elles ne relèvent pas du même texte. La première démarche est déclarative. Elle vient du code du tourisme, article L324-1-1, et elle sert à ce que la commune sache que votre logement est loué en meublé de tourisme. **Elle ne s’instruit pas et ne peut pas vous être refusée** : on enregistre votre déclaration, on n’autorise rien. Son manquement expose à une amende administrative pouvant atteindre 10 000 euros. La seconde est une autorisation d’urbanisme. Elle vient du code de la construction et de l’habitation, et elle porte sur le fait de retirer un logement du parc d’habitation pour en faire un hébergement touristique. **Celle-là s’instruit, se compte et peut vous être refusée.** Son manquement expose à une amende civile pouvant atteindre **100 000 euros par local irrégulièrement transformé**, assortie d’une astreinte pouvant atteindre 1 000 euros par jour et par mètre carré utile jusqu’au retour du local à l’habitation. Le rapport entre les deux est celui de la carte grise et du permis de conduire. Immatriculer sa voiture ne donne pas le droit de la conduire. **Obtenir son numéro d’enregistrement ne donne pas le droit de louer**, il rend simplement la location visible de la mairie, ce qui est précisément ce qui permet de constater qu’elle est irrégulière. > **L’ordre compte, et il n’est pas celui qu’on croit.** Pour une résidence secondaire, la démarche officielle de Toulouse Métropole numérote les étapes dans ce sens : **première étape, demander l’autorisation de changement d’usage ; deuxième étape, obtenir le numéro d’enregistrement**. Le portail de la taxe de séjour dit la même chose en fin de procédure de changement d’usage, « allez à la procédure Délivrance du n° d’enregistrement ». Commencer par le numéro parce qu’il est facile, c’est déclarer une location que vous n’avez pas encore le droit d’exploiter. ## Obtenir le numéro : la démarche réelle, étape par étape **Ne commencez pas ici si vous louez une résidence secondaire.** Dans ce cas, l’autorisation de changement d’usage passe avant, et la section suivante vous dit laquelle vous concerne. Si vous louez votre résidence principale, en revanche, cette section est la seule démarche qui vous attend. Elle se fait en ligne, elle est gratuite, et le numéro est attribué automatiquement. Comptez un quart d’heure la première fois. Le portail est celui de la [taxe de séjour de Toulouse Métropole](https://taxedesejour.toulouse-metropole.fr/). 1. **Réunissez de quoi remplir le formulaire** : l’adresse exacte du logement, son étage, la nature du meublé, sa capacité d’accueil et votre statut de déclarant, propriétaire ou mandataire. 2. **Ouvrez la rubrique « Délivrance du n° d’enregistrement »**, qui est un bandeau à déplier et non un menu, puis cliquez sur **« Création d’un nouveau compte »**. Si vous avez déjà un compte, le bouton « Se connecter » mène à l’option « Comment récupérer mon n° d’enregistrement », utile quand on a perdu son récépissé ou qu’on ajoute un logement. 3. **Validez**. Il n’y a ni file d’attente, ni pièce justificative à téléverser, ni décision à attendre. 4. **Récupérez le récépissé**, qui arrive par courriel et reste dans votre espace personnel. C’est lui qui porte le numéro exact, clé de contrôle comprise. 5. **Reportez le numéro sur chaque annonce**, sur chaque plateforme, et sur vos contrats de location. Si un intermédiaire vous propose de faire cette démarche-là contre paiement, vous savez maintenant ce que vous achetez. Ce qui peut légitimement se payer, c’est le dossier de changement d’usage, qui est une autre affaire. Le même portail sert ensuite à déclarer la taxe de séjour. Pour les nuitées réservées et payées sur une plateforme comme Airbnb, la collecte est faite par la plateforme. **Pour toute réservation prise hors plateforme, en direct, la déclaration vous revient**, et c’est la ligne que les propriétaires oublient le plus. ### Ce que veulent dire les treize caractères Le numéro toulousain n’est pas une suite arbitraire. Il se lit en trois morceaux : **cinq chiffres de code géographique officiel de la commune, six chiffres d’identifiant du logement, puis deux caractères de clé de contrôle**. Les deux derniers caractères permettent à une plateforme de vérifier qu’un numéro est plausible sans interroger la mairie : un numéro inventé au hasard ne passe pas ce contrôle. Ce numéro est propre à un logement, pas à un propriétaire. **Un deuxième appartement exige un deuxième numéro**, y compris dans le même immeuble et au même nom. ## Faut-il en plus une autorisation de changement d’usage ? C’est la vraie question, et sa réponse dépend de quatre situations que la réglementation toulousaine traite de façon très différente. Cette réglementation s’applique **à la seule commune de Toulouse**, pas à l’ensemble de la métropole. Si votre logement est à Blagnac, Colomiers, Balma ou Tournefeuille, le changement d’usage ne vous concerne pas, mais **le numéro d’enregistrement, lui, reste dû dans toute commune qui a mis en place une procédure d’enregistrement**, et la taxe de séjour se déclare sur le même portail métropolitain. Deux conditions ne dépendent pas de votre cas et se perdent dans les tableaux. **Une autorisation temporaire n’est accordée qu’à condition que le règlement de copropriété ne l’interdise pas**, ce qui est le premier obstacle réel en centre ancien toulousain, et les autorisations sont délivrées sous réserve du droit des tiers : un voisin peut agir au civil même quand la mairie a dit oui. Et **un même client ne peut pas séjourner plus de 90 jours consécutifs** : au-delà, ce n’est plus une location touristique. C’est une limite de durée de séjour, à ne pas confondre avec le plafond annuel de 120 jours, qui ne concerne que les résidences principales. Les quatre cas toulousains **Votre résidence principale** Aucune autorisation de changement d’usage 1. Numéro d’enregistrement obligatoire, comme partout. 2. **Cent vingt jours par année civile au maximum**. Au-delà, la mairie considère que le logement n’est plus une résidence principale et exige une autorisation de changement d’usage, sans dérogation. 3. Le code du tourisme prévoit une exception pour obligation professionnelle, raison de santé ou force majeure ; **la FAQ de Toulouse écrit de son côté qu’aucune dérogation ne peut être accordée**. En cas de dépassement prévisible, faites trancher par le service avant de louer. 4. **La commune peut abaisser ce plafond jusqu’à 90 jours par délibération motivée** depuis le 20 mai 2026. Nous n’avons trouvé aucune délibération de Toulouse en ce sens au 30 août 2026, le plafond y reste donc de 120 jours, mais c’est le premier point à faire confirmer au 05 34 24 57 77 avant de bâtir un calendrier dessus. 5. Locataire et non propriétaire : accord écrit du bailleur indispensable. Logement social : la location touristique est interdite et expose à la résiliation du bail. **Une résidence secondaire, détenue en direct** Jusqu’à deux autorisations temporaires 1. Une personne physique obtient **jusqu’à deux autorisations temporaires sans compensation**, si le règlement de copropriété ne s’y oppose pas. 2. Chacune vaut **deux ans, renouvelable**. Le renouvellement se demande **dans les deux mois qui précèdent l’échéance**. 3. L’autorisation se demande **avant** le numéro d’enregistrement, la mairie numérote les étapes dans cet ordre. 4. Ces autorisations sont **personnelles, incessibles et non transférables** : elles ne suivent pas le logement à la vente. **Un logement détenu par une société** Compensation dès le premier logement 1. Une personne morale, **société civile immobilière comprise, n’a droit à aucune autorisation temporaire**. 2. La compensation s’applique dès le premier logement, quel que soit le quartier. 3. Compenser veut dire transformer en habitation une surface d’usage différent, au moins équivalente et de qualité comparable. 4. L’autorisation obtenue est attachée au local et **se transmet à la vente**. **Un local commercial** Autorisation sans compensation, mais périssable 1. **Transformer un local commercial en meublé de tourisme demande une autorisation préalable depuis le 1er novembre 2023.** 2. Elle s’obtient sans compensation sur tout le territoire concerné. 3. Elle **devient caduque sans mise en location dans un délai de trois ans**. 4. C’est le seul cas où transformer vers le meublé de tourisme reste simple à Toulouse. Source : démarche officielle et FAQ changements d’usage de Toulouse Métropole, consultées le 30 août 2026. Deux détails de cette grille décident d’un achat immobilier. Le premier : **une autorisation temporaire est nominative**. Si vous rachetez un appartement déjà exploité en courte durée, l’autorisation du vendeur ne vous suit pas, et vous repartez de votre propre compteur. Le second : **l’autorisation avec compensation, elle, est à caractère réel, définitive et attachée au local**, et elle se transmet avec lui. Un bien qui la porte s’achète donc avec un droit d’exploiter que l’acheteur d’un bien voisin devra construire lui-même. C’est une question à poser avant de signer, pas après. ![Signature d’un dossier de location par un propriétaire face à un interlocuteur, table de bureau](https://maisonnataly.fr/assets/blog/location-meublee-bail-signature-proprietaire-maisonnataly.jpg) La demande de changement d’usage se dépose auprès de la Mission meublés de tourisme et changements d’usage de la mairie de Toulouse, par le [formulaire correspondant à votre cas](https://metropole.toulouse.fr/demarches/louer-un-local-meuble-pour-du-tourisme-ou-de-courtes-durees), avec ou sans compensation. Adresse postale : Mairie de Toulouse, 6 rue René Leduc, BP 35821, 31505 Toulouse Cedex 5. Courriel : changement.usage@mairie-toulouse.fr. Téléphone : **05 34 24 57 77**. Un détail qui fait perdre un appel : **les deux pages officielles de la mairie n’annoncent pas les mêmes horaires**, la page de démarche indique du mardi au jeudi de 10 heures à 12 heures, la FAQ du même site du mardi au vendredi de 13 h 30 à 16 h 30, relevé le 30 août 2026. **Le créneau commun aux deux versions est mardi, mercredi ou jeudi** : appelez ces jours-là, le matin d’abord. La demande incombe au propriétaire, y compris quand le bien est géré par un mandataire ou occupé par un locataire, et dans ce dernier cas avec son accord exprès. C’est la partie de la démarche qui prend du temps, à la différence du numéro : **prévoyez ce délai avant d’annoncer une date d’ouverture à qui que ce soit.** ## Ce que vous risquez vraiment, au barème en vigueur Les montants circulent mal, et cet article a été écrit après les avoir tous rouverts au texte, dans la version en vigueur et non dans une version précédente. Le barème ci-dessous vient du paragraphe V de l’[article L324-1-1 du code du tourisme, version en vigueur depuis le 20 mai 2026](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000050650414), et de l’article L651-2 du code de la construction et de l’habitation. Ouvrez-les, ils sont courts. Une remarque au passage, qui dit tout de la difficulté du sujet : **la fiche officielle service-public.fr sur la déclaration en mairie, vérifiée le 21 mai 2026, affiche encore l’ancien montant de 5 000 euros.** Nous publions ici ce que dit le code. | Manquement | Plafond | Qui prononce | Texte | | --- | --- | --- | --- | | Louer sans déclaration enregistrée, donc sans numéro | 10 000 EUR | **La commune, sans juge** | Code du tourisme, art. L324-1-1 V | | Fausse déclaration, ou usage d’un faux numéro | 20 000 EUR | **La commune, sans juge** | Code du tourisme, art. L324-1-1 V | | Pour la plateforme : ne pas retirer une annonce que le maire lui a enjoint de retirer | 50 000 EUR par meublé | Le tribunal, saisi par la commune | Code du tourisme, art. L324-1-1 III bis et V | | Dépasser le plafond de jours en résidence principale | 15 000 EUR | Le tribunal, saisi par la commune | Code du tourisme, art. L324-1-1 IV et V | | Louer en meublé de tourisme un local qui n’est pas à usage d’habitation, sans autorisation | 25 000 EUR | Le tribunal, saisi par la commune | Code du tourisme, art. L324-1-1 IV bis et V | | Louer un logement sans autorisation de changement d’usage | **100 000 EUR par local**, plus astreinte jusqu’à 1 000 EUR par jour et par mètre carré utile | Le tribunal, saisi par la commune | Code de la construction et de l’habitation, art. L651-2 | **La colonne du milieu est la plus importante du tableau.** Depuis le 20 mai 2026, les deux premiers manquements ne relèvent plus du juge : ce sont des **amendes administratives que la commune prononce elle-même**. Il n’y a plus de procédure à engager, plus de tribunal à saisir, plus de délai qui vous protège. Les trois autres restent des amendes civiles, prononcées par le président du tribunal judiciaire selon la procédure accélérée au fond, sur demande de la commune, et leur produit est versé en totalité à cette commune. Un montant a doublé et l’information n’a pas suivi : **la loi du 19 novembre 2024 a porté le plafond du changement d’usage de 50 000 à 100 000 euros par local irrégulièrement transformé**, ce que dit sans ambiguïté la version en vigueur de l’[article L651-2 du code de la construction et de l’habitation](https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000038791019). > **Ce que nous avons mesuré le 30 août 2026.** Nous avons lu une par une les **six** pages françaises non institutionnelles rendues sur la requête « numéro d’enregistrement Airbnb Toulouse meublé de tourisme obtenir déclaration ». Résultat sur le seul contrôle que ces six pages pouvaient toutes passer : **quatre sur six publient encore 50 000 euros**, le plafond d’avant la loi de novembre 2024. Deux publient les 100 000 euros en vigueur. Parmi ces quatre pages, les dates affichées sont 2019, 2021, janvier 2024, et une sans année : **aucune n’affiche de date de relecture postérieure à la loi du 19 novembre 2024**, trois portent une date antérieure et la quatrième n’affiche pas d’année. > > **Ce que ce chiffre ne dit pas.** Six pages, une requête, un jour : ce n’est pas un sondage. L’outil employé est le moteur de recherche intégré à Claude Code, qui tire ses résultats de l’index Brave et non de Google : ce ne sont donc pas « les six premiers résultats Google ». Les pages officielles sont exclues par construction, elles sont la source et non le commentaire. Deux autres contrôles étaient prévus, sur le calendrier du téléservice national et sur l’invalidation des anciens numéros : ils sortent à zéro sur six, mais quatre de ces pages sont antérieures aux décrets de mars 2026, le zéro y était acquis d’avance. Nous ne les publions pas comme un résultat. > > **Et nous n’en sortons pas indemnes.** Notre propre page sur la réglementation toulousaine affichait le même 50 000 euros périmé le matin de cette mesure. C’est en écrivant cet article que nous l’avons vu, et tout son barème a été repris le jour même sur le texte en vigueur. La page officielle de Toulouse Métropole, elle, affichait encore « jusqu’à 50 000 € » à la date de ce relevé. Aucune de ces amendes n’est pénale : vous ne risquez pas un casier, vous risquez votre trésorerie. Et la commune qui poursuit est celle qui encaisse, ce qui explique que le contrôle ne soit pas théorique. ## Ce qui change au quatrième trimestre 2026 Voici la situation la plus inconfortable du dossier. **Depuis le 20 mai 2026, l’article L324-1-1 du code du tourisme dit que la déclaration se fait auprès d’un téléservice national.** Ce téléservice n’existe pas encore. La loi est en vigueur, l’outil qu’elle désigne n’ouvrira qu’au quatrième trimestre 2026. Deux décrets du 19 mars 2026, publiés au Journal officiel du 20 mars, ont posé le dispositif : le décret n° 2026-196 relatif à la location de meublés de tourisme et le décret n° 2026-197 créant le traitement « API meublés ». Ils désignent la Direction générale des entreprises comme organisme public unique. C’est elle qui annonce sur sa [page officielle](https://www.entreprises.gouv.fr/espace-entreprises/s-informer-sur-la-reglementation/lapi-meubles-guichet-unique-de-centralisation) une **mise en service au quatrième trimestre 2026**, sans date précise à ce jour. Un mot à ne pas confondre au passage, parce que la confusion coûte de l’argent : **« DéclaLoc » n’est pas le téléservice de l’État.** C’est un logiciel privé vendu aux communes. Le dispositif national créé par les décrets de mars 2026 s’appelle « API meublés » et il est porté par la Direction générale des entreprises. Deux conséquences pratiques. La première : **rien ne change pour vous aujourd’hui**. La Direction générale des entreprises l’écrit dans ces termes, « jusqu’à la mise en service du téléservice national d’enregistrement, vos obligations demeurent celles prévues par la réglementation actuellement applicable dans votre commune ». À Toulouse, la procédure du portail de la taxe de séjour reste donc la seule bonne porte d’entrée. Attendre la bascule nationale pour se déclarer, c’est louer sans numéro dans l’intervalle, avec l’exposition à 10 000 euros d’amende administrative que cela suppose. La seconde : **votre numéro actuel a une date de péremption**. La même page annonce qu’après la fin de la période transitoire qui suivra le lancement, tous les anciens numéros deviendront invalides et ne pourront plus être utilisés auprès des intermédiaires de location. Il faudra donc en redemander un, et surtout **le remplacer sur chaque annonce**, sur chaque plateforme, sans laisser traîner l’ancien. C’est exactement le genre de tâche qui se perd quand on gère seul plusieurs logements, et exactement le genre d’oubli qui fait retirer une annonce en pleine saison. ## Où mettre le numéro, et ce qui arrive si vous ne le mettez pas Le numéro doit être mentionné **sur toutes les annonces, quel que soit le support** : plateforme en ligne, pancarte, encart publicitaire, annonce dans un journal, ainsi que sur les contrats de location. Ce n’est pas propre à Airbnb, et beaucoup de propriétaires portent le numéro sur leur annonce principale en oubliant leur annonce secondaire ou leur page de réservation en direct. Sur les plateformes, le numéro se saisit dans les paramètres du logement, dans la section consacrée aux règles locales. La conséquence d’un numéro absent ou faux n’est pas seulement votre amende, c’est celle de la plateforme. L’article L324-2-1 du code du tourisme oblige l’intermédiaire à publier le numéro de déclaration dans l’annonce, à recueillir une déclaration sur l’honneur du loueur, et à cesser de proposer une résidence principale au-delà du plafond de jours. Et l’article L324-1-1 III bis donne au maire le pouvoir de **suspendre la validité d’un numéro de déclaration et d’enjoindre à la plateforme de retirer ou de désactiver le référencement de l’annonce** lorsque le local est visé par un arrêté de mise en sécurité ou d’insalubrité. Une plateforme qui ne s’exécute pas encourt une amende civile pouvant atteindre 50 000 euros par meublé concerné, au même article L324-1-1 V. Elle retire donc d’abord et discute ensuite, et une annonce retirée en juillet ne se rattrape pas. Trois vérifications valent la peine d’être faites une fois par an, et elles prennent dix minutes. **Que le numéro affiché soit bien celui du récépissé**, caractère par caractère, clé de contrôle comprise. **Que la fenêtre de renouvellement de votre autorisation temporaire soit dans votre agenda** : elle dure deux ans, et le renouvellement se demande dans les deux mois qui précèdent l’échéance, pas après. **Que le compteur des jours soit tenu** si vous louez votre résidence principale, parce que cent vingt jours arrivent plus vite qu’on ne le croit sur un logement bien placé. Cette page s’arrête à la procédure. Le cadre complet des règles locales, plafonds, compensation, zones et sanctions, est détaillé sur notre page dédiée à la [réglementation de la location courte durée à Toulouse](https://maisonnataly.fr/reglementation-location-courte-duree-toulouse/). Et pour savoir si le jeu en vaut la chandelle avant d’ouvrir le moindre dossier, nos fourchettes de revenus par typologie sont sur le [simulateur de revenus Airbnb](https://maisonnataly.fr/simulateur-airbnb/). ## FAQ ### Le numéro d’enregistrement est-il payant à Toulouse ? Non. **La démarche est gratuite et le numéro est attribué automatiquement**, sans instruction ni délai, sur le portail de la taxe de séjour de Toulouse Métropole. Un prestataire qui facture l’obtention du numéro vous facture un formulaire de quinze minutes. Ce qui peut légitimement se payer, c’est le dossier de changement d’usage, qui est une autre démarche, plus lourde, et qui elle s’instruit. ### Quelles pièces faut-il fournir, et combien de temps prend l’instruction ? Pour le numéro, aucune pièce : le formulaire en ligne suffit et le numéro tombe tout de suite. Pour le changement d’usage, la liste des pièces figure sur le formulaire lui-même, qui diffère selon que vous demandez une autorisation temporaire ou une autorisation avec compensation. **La mairie ne publie pas de délai d’instruction sur ces pages.** Conséquence pratique : ne calez aucune date d’ouverture, aucune réservation et aucune promesse de disponibilité sur une autorisation que vous n’avez pas encore reçue. ### Faut-il attendre le téléservice national avant de se déclarer ? Non, et c’est l’erreur à ne pas faire. La Direction générale des entreprises indique que **jusqu’à la mise en service du téléservice national, les obligations restent celles de votre commune**. Louer sans numéro en attendant la bascule expose à une amende administrative pouvant atteindre 10 000 euros, que la commune prononce elle-même. Il faudra simplement redemander un numéro national ensuite, et le remplacer sur toutes les annonces. ## En résumé À Toulouse, obtenir le numéro d’enregistrement est la partie facile : **c’est gratuit, c’est en ligne, et le numéro à treize caractères tombe immédiatement**. La partie qui engage vraiment, c’est celle d’avant. Une résidence principale se loue sans autre formalité, dans la limite du plafond de jours. Une résidence secondaire détenue en direct demande une autorisation temporaire, deux au maximum, personnelles et qui ne suivent pas la vente, **à demander avant le numéro et non après**. Un logement détenu par une société passe à la compensation dès le premier bien. **Se tromper de case expose à 100 000 euros par logement**, un plafond doublé par la loi du 19 novembre 2024 que quatre des six pages que nous avons lues affichent encore à l’ancien montant. Et le calendrier s’ajoute au reste : la loi confie l’enregistrement à un téléservice national depuis le 20 mai 2026, cet outil n’ouvrira qu’au quatrième trimestre 2026, vos obligations toulousaines restent inchangées jusque-là, puis **votre numéro actuel devra être remplacé sur chaque annonce**. Si vous préférez que quelqu’un tienne ce calendrier, les compteurs de jours et les annonces à votre place, Maison Nataly vous [accompagne dans la gestion de votre bien](https://maisonnataly.fr/proprietaires/) à Toulouse, à partir du T2.