Toulouse & courte durée 4 septembre 2026

Impôts et Airbnb : ce que vous déclarez quand une conciergerie prend sa commission

L'essentiel : vous déclarez ce que le voyageur a payé, pas ce qui arrive sur votre compte. La commission de votre conciergerie reste dedans.

  • Le micro-BIC impose le chiffre d'affaires, pas le bénéfice. La fiche officielle de l'administration écrit de porter ses recettes brutes, sans rien déduire, et précise que la règle vaut quel que soit le mode de mise en relation des parties. L'abattement forfaitaire, 30 % pour un meublé de tourisme non classé et 50 % pour un meublé classé, est réputé couvrir toutes vos charges, commission comprise. Vous êtes donc imposé sur une part que vous n'avez jamais touchée.
  • Trois seuils décident de votre année, et les trois se comptent sur ce brut : 15 000 € de recettes pour rester au micro-BIC en meublé de tourisme non classé, 83 600 € pour les autres locations meublées sur les revenus 2026, et 23 000 € au-delà desquels l'Urssaf considère l'activité comme professionnelle. La commission ne les fait pas baisser d'un euro. À cela s'ajoutent 18,6 % de prélèvements sociaux sur la base après abattement, et l'impôt sur le revenu par-dessus. Ces 18,6 % valent tant que l'activité reste dans le patrimoine privé : passé le seuil social, ce sont des cotisations qui prennent le relais.
  • Le seul geste qui déplace vraiment ces seuils, c'est le classement du meublé. Il fait passer le plafond de 15 000 à 83 600 € et l'abattement de 30 à 50 %, pour cinq ans, mais la démarche est payante. L'outil de cette page vous dit, à partir de vos chiffres, quel montant entre dans quelle case et où vous vous situez.

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Un propriétaire toulousain reçoit chaque année un décompte de sa conciergerie. Il y lit deux nombres : ce que les voyageurs ont payé, et ce qui lui a été reversé. Entre les deux, la commission. Au moment de remplir sa déclaration, il porte le second, celui qu'il a réellement touché. C'est le premier qu'il fallait écrire.

Ce n'est pas un détail de forme. Au micro-BIC, l'écart entre les deux nombres n'est pas déductible : il reste dans la base imposée. Le propriétaire paie donc de l'impôt sur une somme qui n'est jamais passée par son compte. Nous avons lu dix-huit pages françaises qui expliquent cette déclaration : trois seulement, sur les seize qui parlent de conciergerie, écrivent que la commission reste dans le montant déclaré. Le relevé complet est plus bas, après l'outil.

Le montant à déclarer est celui que le voyageur a payé

Le montant à porter est celui que le voyageur a payé, et l'administration l'écrit mot pour mot. Sa fiche officielle sur la déclaration des revenus d'une location meublée dit : je porte le montant de mes recettes brutes, sans déduire aucun abattement, sur la déclaration complémentaire 2042-C-PRO, ligne 5NH. Cette fiche précise en tête qu'elle rappelle le droit existant, appliqué quel que soit le mode de mise en relation des parties : que vous louiez seul, par une plateforme ou par une conciergerie, la règle est la même.

Le texte de doctrine dit la même chose autrement : le bénéfice imposable est égal au montant du chiffre d'affaires hors taxes diminué d'un abattement forfaitaire, qualifié de représentatif de frais. L'abattement remplace vos charges réelles, il ne s'y ajoute pas.

La conséquence tient en une phrase, sur un cas qui passe à mille euros du plafond. Si les voyageurs ont payé 14 000 euros et que votre conciergerie en a prélevé 20 %, vous déclarez 14 000 euros, pas 11 200. L'abattement de 30 % applicable à un meublé de tourisme non classé retire 4 200 euros, et vous êtes imposé sur 9 800 euros, alors que vous en avez encaissé 11 200. La commission de 2 800 euros n'est retranchée nulle part.

Le même raisonnement vaut pour deux autres lignes du décompte : les frais de service que la plateforme retient sur votre versement, et les frais de ménage que vous refacturez au voyageur. Les deux vous sont dus, donc les deux restent dans votre base.

Une ligne, en revanche, ne vous appartient pas : les frais de service payés par le voyageur à la plateforme. Dans le modèle de frais partagés, le voyageur paie environ 14 % en plus du prix de la nuit, directement à la plateforme, pour le service de la plateforme. Cette somme n'a jamais été votre créance et elle ne va pas dans votre case. Sur une nuit affichée 100 euros, le voyageur en débourse environ 114 et vous ne déclarez pas 114.

La règle du brut suppose que votre conciergerie encaisse en votre nom et pour votre compte. C'est le cas le plus fréquent, celui du mandat, et la seule question à se poser. Ouvrez votre contrat et cherchez qui est le bailleur face au voyageur. Si c'est vous, tout ce qui précède s'applique. Si votre prestataire loue en son nom propre, en sous-location ou contre un loyer garanti qu'il vous verse quoi qu'il arrive, alors le brut voyageur est son chiffre d'affaires à lui, et vous ne déclarez que ce qui vous est dû. La doctrine fiscale le dit en une phrase : le chiffre d'affaires des intermédiaires qui agissent en leur nom propre tient compte du montant total des transactions dans lesquelles ils s'entremettent. Les deux montages existent, ils ne se déclarent pas pareil, et c'est votre contrat qui tranche.

Au régime réel, la logique s'inverse. Les charges se déduisent une par une, la commission comprise, et le bien s'amortit. C'est la seule situation où la commission d'une conciergerie devient une charge déductible. Le régime réel n'est pas réservé aux gros portefeuilles : il s'ouvre sur option, et il devient obligatoire au-delà des plafonds détaillés plus bas.

Trois seuils décident de votre année, et les trois se comptent sur le même brut

Un propriétaire en courte durée croise trois seuils, et pas un seul ne se calcule sur ce qu'il touche vraiment. Les voici, avec leur source et leur date de lecture.

Seuil Ce qu'il décide Sur quels revenus
15 000 € Plafond du micro-BIC, meublé de tourisme non classé. Abattement 30 % 2025, et inchangé pour 2026 à 2028
77 700 € Plafond du micro-BIC, meublé classé, chambre d'hôtes ou autre location meublée. Abattement 50 % 2025 uniquement
83 600 € Le même plafond, relevé 2026 à 2028
23 000 € Au-delà, l'Urssaf tient l'activité pour professionnelle et demande son enregistrement. Hors chambre d'hôtes seuil de recettes annuelles

Trois seuils, quatre lignes : le plafond des locations autres que le meublé de tourisme non classé a changé au 1er janvier 2026, les deux montants sont donc le même seuil à deux dates.

Un prélèvement de plus pèse sur cette base, et il commence au premier euro : les prélèvements sociaux. En location meublée, leur taux est de 18,6 %, et non de 17,2 % comme on le lit partout : 10,6 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale, 7,5 % de prélèvement de solidarité. Ils s'appliquent aux recettes après abattement, c'est-à-dire exactement à la base que l'outil de cette page affiche. Sur les 9 800 euros de l'exemple ci-dessus, cela fait environ 1 823 euros, auxquels votre impôt sur le revenu vient s'ajouter. Ne pas les confondre avec les cotisations sociales, dont il est question juste en dessous : celles-là ont un seuil, et quand elles arrivent, les 18,6 % s'arrêtent. Les deux ne se cumulent pas.

Le seuil de 23 000 euros est celui que l'on découvre le plus tard. En dessous, les revenus relèvent de la gestion du patrimoine privé et ne donnent lieu à aucune cotisation sociale, les prélèvements sociaux restant dus. Au-delà, l'activité prend un caractère professionnel et doit être enregistrée. Lui aussi se compte sur les recettes, donc commission comprise : deux propriétaires qui gardent le même montant en poche peuvent se retrouver l'un en dessous et l'autre au-dessus, selon qu'ils passent ou non par un intermédiaire.

Deux règles portent le même montant de 23 000 euros, et ce ne sont pas les mêmes. Celle de l'Urssaf, ci-dessus, tient à une seule condition : dépasser 23 000 euros de recettes en location meublée de courte durée. Celle du statut fiscal de loueur professionnel en demande deux, cumulatives : dépasser 23 000 euros, et que ces recettes dépassent le total des autres revenus d'activité du foyer, salaires compris. Beaucoup de propriétaires franchissent la première sans jamais approcher la seconde. Passer le seuil social ne fait donc pas de vous un loueur professionnel au sens fiscal. Et si vous tenez une chambre d'hôtes, ces 23 000 euros ne sont pas votre seuil : le vôtre se compte sur le revenu imposable et se situe bien plus bas, autour de 13 % du plafond annuel de la sécurité sociale. Cette page ne le traite pas, et l'outil non plus.

L'outil ci-dessous prend vos chiffres et vous dit lequel de ces seuils vous concerne, avec le montant exact à porter et la case où le porter.

L'outil répond à deux questions, et à deux seulement. Une question de fait, quel montant entre dans quelle case. Une question de position, où vous vous situez par rapport aux trois seuils. Tout le reste, à commencer par le montant de votre impôt, relève de votre service des impôts ou d'un professionnel du chiffre.

Le montant qui entre dans la case, et où vos seuils vous placent

Quatre réponses, prises sur vos propres chiffres. Rien n'est envoyé, rien n'est enregistré, aucune adresse n'est demandée. Les formules sont écrites sous l'outil, vous pouvez refaire le calcul à la main.

Entrez le total payé par les voyageurs. Le calcul se fait pendant que vous tapez.

Formules employées, toutes vérifiables. Montant déclaré égale le total encaissé, sans rien retrancher. Abattement égale ce total multiplié par 30 % en meublé de tourisme non classé, 50 % dans les deux autres cas, avec un plancher de 305 € et sans jamais dépasser le total. Base imposée égale le total moins l'abattement. Prélèvements sociaux égale cette base multipliée par 18,6 %. Seuils employés, tous relevés à leur source officielle le 4 septembre 2026 : 15 000 € pour le micro-BIC d'un meublé de tourisme non classé, 77 700 € pour les revenus 2025 et 83 600 € pour les revenus 2026 à 2028 dans les deux autres cas, et 23 000 € de recettes annuelles pour le seuil d'affiliation sociale, hors chambre d'hôtes. Cet outil ne calcule pas votre impôt sur le revenu : il ne connaît ni votre foyer ni votre taux marginal. Il donne votre base imposée et les prélèvements sociaux qui pèsent dessus, à quoi votre impôt sur le revenu vient s'ajouter. Il raisonne aussi sur un seul logement, alors que les plafonds s'apprécient sur toute l'activité de location meublée du foyer.

Ce que dix-huit pages publient sur le sujet, et ce qu'elles n'écrivent pas

Nous avons lu le 4 septembre 2026 dix-huit pages françaises qui expliquent la déclaration des revenus d'une location courte durée. Aucune n'est nommée ni liée : elles se classent sur la requête de cet article. Seize d'entre elles parlent de conciergerie, et trois seulement écrivent qu'au micro-BIC la commission reste dans le montant déclaré.

Deux bases distinctes, parce que les dix-huit pages ne traitent pas toutes les mêmes questions. Chaque résultat est donné sur sa base, puis sur les dix-huit, pour que vous puissiez juger de la lecture la moins flatteuse.

Ce qui a été compté Sur sa base Sur les 18 pages
La commission d'une conciergerie reste dans le montant déclaré
base : 16 pages qui parlent de conciergerie
3 sur 16 3 sur 18
Le plafond de 83 600 euros des revenus 2026 est publié
base : 14 pages qui publient un plafond pour un meublé classé ou une autre location meublée
1 sur 14 1 sur 18
L'année de revenus du plafond est dite
même base de 14 pages
8 sur 14 8 sur 18

La troisième ligne est la plus utile, et elle survit à toutes les lectures. Six pages sur quatorze publient un plafond sans dire de quelle année de revenus il s'agit. Leur chiffre n'est ni juste ni faux : il est inutilisable pour décider, parce que le lecteur ne peut pas savoir s'il vaut pour son année.

La deuxième ligne demande, elle, d'être lue avec sa date. Treize pages sur quatorze publient 77 700 euros, et ce chiffre était le bon pour la déclaration que tout le monde a remplie au printemps 2026, sur les revenus 2025. Le nouveau barème n'a que seize jours au moment de ce relevé : leur reprocher de ne pas l'avoir intégré ne dirait rien de leur sérieux. Ce qu'il dit, en revanche, vaut pour vous : si vous décidez aujourd'hui pour l'année en cours, le chiffre que vous lirez sur presque toutes ces pages n'est pas le vôtre.

Comment le relevé a été fait, et ce qui n'est pas compté. Les dix-huit pages ont été téléchargées le 4 septembre 2026 et lues telles que le serveur les renvoie, sans exécution de JavaScript, comme le ferait un moteur qui ne rend pas les pages. Les montants ont été cherchés par motif, quelle que soit la séparation des milliers, puis le contexte de chacun a été relu un par un. Cette relecture a retiré un cas : une page semblait dater son plafond, mais l'année venait d'un commentaire de lecteur situé plus bas, pas de la phrase qui porte le montant. Le compteur automatique en donnait neuf, la lecture du contexte en laisse huit. Le mot plafond désigne ici celui d'un meublé classé, d'une chambre d'hôtes ou d'une autre location meublée, le seul qui ait changé au 1er janvier 2026 ; le plafond de 15 000 euros du meublé de tourisme non classé, publié par dix-sept pages sur dix-huit, n'a pas bougé et n'entre donc pas dans ce comptage. Ne sont pas comptées : quatre pages qui ne publient aucun plafond de cette nature, écartées des deuxième et troisième lignes, et deux pages qui ne parlent pas de conciergerie, écartées de la première. Nos propres pages ne font pas partie du relevé.

Ce qui change pour vos revenus 2026, publié le 19 août 2026

Depuis les revenus perçus à compter du 1er janvier 2026, l'ensemble des locations meublées relève d'un plafond de 83 600 euros et d'un abattement de 50 %, à la seule exception du meublé de tourisme non classé, qui reste à 15 000 euros et 30 %. Ces nouveaux seuils s'appliquent du 1er janvier 2026 au 31 décembre 2028. Deux causes se superposent, et beaucoup n'en citent qu'une : le montant de 83 600 euros vient de la revalorisation des seuils du régime micro, qui a lieu tous les trois ans, tandis que l'alignement de toutes les locations meublées sur ce seuil unique, et la mise à part du meublé de tourisme non classé, viennent de l'article 7 de la loi du 19 novembre 2024 sur la régulation des meublés de tourisme.

L'écart entre les deux régimes n'a jamais été aussi large. Un meublé classé peut encaisser cinq fois et demie ce qu'encaisse un meublé non classé avant de quitter le micro-BIC, et son abattement compte vingt points de plus. Pour un même logement, au même endroit, la seule différence est une démarche administrative, détaillée plus bas.

Un second changement passe encore plus inaperçu, et il ne vient pas des impôts. Pour les revenus perçus à compter du 1er janvier 2026, le régime de l'auto-entrepreneur n'est plus ouvert à une activité de location de meublé de tourisme non classé. Un propriétaire déjà affilié sous ce statut bascule vers le régime des travailleurs indépendants.

Deux pages officielles disent deux chiffres différents, et les deux ont raison. La page de l'administration fiscale consacrée à la location meublée, modifiée le 23 avril 2026, affiche 77 700 euros : elle s'adresse au contribuable qui remplit sa déclaration au printemps 2026, donc sur ses revenus 2025. Le barème mis en ligne le 19 août 2026 affiche 83 600 euros : il s'adresse à l'année en cours. La question à se poser n'est jamais quel est le plafond, mais quel est le plafond de l'année de revenus dont je parle.

À Toulouse, le plafond du micro-BIC tombe au milieu du marché

Il faut environ 306 nuits ouvertes à la réservation pour franchir les 15 000 euros aux valeurs centrales du marché toulousain, ce qui place le seuil au milieu du marché local et non au-dessus. Nos propres relevés, publiés sur les repères de revenus d'une location Airbnb à Toulouse, donnent une occupation médiane de 68 % et un prix moyen de 72 euros la nuit, mesurés sur 3 570 annonces, d'août 2025 à juillet 2026, toutes typologies confondues.

Ces deux nombres suffisent à situer le seuil. À ce prix et à cette occupation, chaque nuit ouverte à la réservation rapporte en moyenne 49 euros sur l'année. Il en faut donc environ 306 nuits ouvertes pour atteindre 15 000 euros de recettes et sortir du micro-BIC en meublé non classé. Un calendrier ouvert toute l'année amène autour de 17 900 euros, franchement au-dessus. Un calendrier ouvert deux cents nuits amène autour de 9 800 euros, nettement en dessous.

Autrement dit, à Toulouse, ce n'est pas la taille du logement qui décide, c'est le nombre de nuits que vous ouvrez. Un propriétaire qui ouvre largement son calendrier bascule sans s'en apercevoir, et il le découvre l'année suivante.

Le seuil social, lui, se joue plus haut. Aux valeurs centrales toulousaines, un logement unique tourne autour de 17 900 euros sur une année entière, sous les 23 000 euros de l'Urssaf. Mais la moitié des annonces font davantage, et il suffit de dépasser environ 93 euros la nuit, à occupation médiane et calendrier ouvert toute l'année, pour que le seuil tombe sur un seul logement. Avec deux logements, il arrive plus vite encore, puisqu'il s'apprécie sur l'ensemble de l'activité.

La limite de ces chiffres, et elle est réelle. Les 49 euros par nuit ouverte croisent une occupation médiane et un prix moyen, deux statistiques de nature différente : sur des prix de nuitée, la moyenne dépasse en général la médiane, donc ce repère penche plutôt vers le haut. Il mélange en outre toutes les typologies, aucune source publique ne publiant l'occupation ni le prix d'un T2 face à ceux d'une maison à Toulouse. Les 306 nuits sont un repère de lecture, pas une prévision sur votre logement. Le seul calcul qui vaut est le vôtre, avec vos deux nombres, et la formule est écrite en clair sous l'outil. Dernier point qui vaut pour tout le monde : ces plafonds s'apprécient sur toute l'activité de location meublée du foyer fiscal, pas logement par logement.

Le classement, le seul geste qui déplace vos seuils

Tout ce qui précède se subit, sauf une chose : le classement en meublé de tourisme. Il fait passer le plafond de 15 000 à 83 600 euros sur les revenus 2026, et l'abattement de 30 à 50 %. C'est la seule décision qui change les règles au lieu de composer avec elles.

La démarche est facultative et payante, et c'est l'administration elle-même qui l'écrit ainsi. Un organisme évaluateur accrédité visite le logement, puis vous remet dans le mois un certificat de visite portant sa proposition de classement. La décision vaut cinq ans. Le tarif dépend de l'organisme, ce n'est donc pas un geste gratuit : mettez-le en face des vingt points d'abattement qu'il vous rapporte chaque année.

Le classement n'a rien à voir avec le numéro d'enregistrement, qui est une obligation de déclaration en mairie. Les deux démarches sont indépendantes, et un propriétaire toulousain a besoin des deux s'il veut à la fois louer légalement et bénéficier du régime le plus favorable. Le détail de la seconde est sur la page du numéro d'enregistrement Airbnb à Toulouse.

Deux réserves avant de s'y lancer. Le classement se périme : passé cinq ans, sans renouvellement, le plafond retombe à 15 000 euros et l'abattement à 30 %. Et il ne dispense d'aucune règle locale : à Toulouse, une résidence secondaire reste soumise à l'autorisation de changement d'usage, un point traité sur la page de la réglementation de la location courte durée à Toulouse.

Ce que vous faites, dans l'ordre

Voici les 7 gestes à faire, chacun avec le seuil qui le déclenche. Comptez 30 minutes en tout, décompte annuel sous les yeux.

  1. Ouvrez le décompte annuel de votre conciergerie et cherchez la ligne du total payé par les voyageurs, pas celle du montant reversé. C'est ce total qui entre dans la case. S'il n'y figure pas, demandez-le : votre prestataire doit pouvoir vous le donner.
  2. Ouvrez le récapitulatif fiscal annuel de votre compte hôte et additionnez ses deux nombres : la somme qui vous a été versée, et les frais que la plateforme a retenus. C'est ce qu'elle transmet à l'administration, en deux lignes séparées, et c'est le brut vu depuis la plateforme. Ne recopiez jamais le seul montant versé.
  3. Vérifiez que vous avez un numéro SIRET avant d'ouvrir le formulaire. Toute activité de location meublée se déclare au guichet unique des formalités des entreprises, et ce numéro est demandé dans la 2042-C-PRO. Sans lui, un primo-déclarant reste bloqué.
  4. Portez ce total en case 5NH si votre meublé de tourisme n'est pas classé, en 5NG s'il est classé, en 5NI pour une autre location meublée. Ne retranchez rien : ni la commission, ni les frais de plateforme retenus sur votre versement, ni le ménage.
  5. Comparez ce total à 15 000 euros en meublé de tourisme non classé, à 83 600 euros dans les autres cas, pour vos revenus 2026. Au-dessus, vous ne basculez pas au régime réel pour autant cette année-là : le micro s'apprécie sur vos recettes de l'année précédente et de l'avant-dernière. Appelez votre service des impôts avec vos deux dernières années sous les yeux.
  6. Additionnez vos charges réelles de l'année : commission, ménage, linge, assurance, taxe foncière, énergie, intérêts d'emprunt, et l'amortissement du bien qui n'existe qu'au régime réel. Si le total dépasse votre abattement, faites chiffrer le réel.
  7. Si vos recettes de courte durée dépassent 23 000 euros, enregistrez l'activité auprès de l'Urssaf. Ce seuil se compte lui aussi sur le total payé par les voyageurs. Il ne vaut pas pour une chambre d'hôtes, dont le seuil est bien plus bas.

Ce que cet article ne dit pas

Il ne dit pas quel régime est le meilleur pour vous, ni à quelle date exacte vous sortez du micro-BIC. La comparaison entre micro-BIC et régime réel dépend de vos amortissements, de vos intérêts d'emprunt et de votre situation d'ensemble, et la date de sortie dépend de vos deux dernières années de recettes. Cette page vous donne le point de départ certain, le montant qui entre dans la case et l'abattement en euros qu'il vous accorde, puis c'est votre service des impôts qui tranche le reste, gratuitement.

Il faut d'ailleurs une réserve sur le régime réel, que cette page recommande de faire chiffrer à plusieurs endroits. Il porte un coût différé : les amortissements déduits pendant l'exploitation viennent minorer le prix d'acquisition au moment de la revente, donc gonfler la plus-value imposable. La règle vaut pour les cessions réalisées depuis le lendemain de la promulgation de la loi de finances pour 2025, et elle porte sur l'ensemble des amortissements déduits pendant la location, y compris ceux d'avant 2025. Faites donc chiffrer le réel sur toute la durée de détention, revente comprise, pas sur la seule économie d'impôt de l'année.

Il ne couvre pas non plus les autres impôts qui pèsent sur un meublé de tourisme, et ils ne sont pas anecdotiques : la cotisation foncière des entreprises, la taxe d'habitation sur résidence secondaire et la taxe de séjour, que la plateforme ou votre conciergerie collecte pour le compte de la commune et qui explique une partie de l'écart entre les nombres de votre décompte. Le site les traite ailleurs, notamment sur la page qui distingue la cotisation foncière des entreprises de la taxe d'habitation en location saisonnière.

Sur cette date de sortie, deux pages officielles ne disent d'ailleurs pas la même chose. La fiche pratique de l'administration écrit que des recettes supérieures à 15 000 euros vous soumettent automatiquement au régime réel. Le texte de doctrine du régime micro, lui, fait dépendre l'application des chiffres d'affaires des deux années précédentes. Les deux sont officielles et publiées, et c'est pour cela que cette page ne tranche pas à leur place.

Cet article n'est pas un conseil fiscal. Il rassemble des règles publiques, avec leur source et leur date de lecture, pour un propriétaire qui veut comprendre ce qu'il signe. Une situation particulière se fait valider par un professionnel du chiffre ou par l'administration elle-même.

Questions fréquentes

La commission de ma conciergerie est-elle déductible de mes impôts ?

Au régime réel, oui, intégralement, comme toute charge engagée pour l'activité. Au micro-BIC, non : l'abattement forfaitaire de 30 ou 50 % est réputé la couvrir, avec toutes vos autres charges. Vous ne pouvez pas retrancher la commission puis appliquer l'abattement, ce serait la compter deux fois.

Que déclarer si la conciergerie encaisse et me reverse le solde ?

Le total payé par les voyageurs, pas le solde reversé. La conciergerie encaisse pour votre compte, et la recette vous est acquise dès que le voyageur paie. Attention au piège du récapitulatif de la plateforme : ce qu'elle transmet à l'administration, ce sont deux nombres séparés, la contrepartie qu'elle vous a versée et les frais qu'elle a retenus. Votre brut est la somme des deux, jamais le premier seul. Et la commission de votre conciergerie, elle, ne figure dans aucun des deux : la plateforme ne la connaît pas.

Mon montant déclaré doit-il coller au récapitulatif de la plateforme ?

Cela dépend de ce que vous comparez. Face au TOTAL qu'elle transmet, c'est-à-dire la somme de ses deux lignes, les deux montants doivent normalement coïncider. Face au seul montant versé sur votre compte, non, et c'est normal : il manque les frais qu'elle a retenus. La commission de votre conciergerie, elle, ne crée aucun écart, puisque la plateforme ne la connaît pas. Un autre écart, celui-là sérieux, vient d'ailleurs : si le compte de l'annonce est au nom de votre prestataire et non au vôtre, c'est le montage décrit plus haut qui décide, et là il faut regarder votre contrat.

Sources et dates de lecture

  • Déclaration des recettes brutes sans déduire aucun abattement, en ligne 5NH de la 2042-C-PRO, quel que soit le mode de mise en relation des parties : fiche officielle de l'administration fiscale « Comment déclarer mes revenus issus de la location meublée », document au format PDF, consultée le 4 septembre 2026. C'est aussi elle qui fixe l'abattement plancher de 305 euros, et qui donne le seuil de 77 700 euros et l'abattement de 50 % pour les meublés classés, chambres d'hôtes et autres locations meublées.
  • Base imposable au micro-BIC, égale au chiffre d'affaires hors taxes diminué d'un abattement représentatif de frais : bulletin officiel des finances publiques BOI-BIC-DECLA-20, pris pour l'application de l'article 50-0 du code général des impôts, consulté le 4 septembre 2026.
  • Application du régime micro appréciée sur le chiffre d'affaires de l'année précédente et de l'avant-dernière : bulletin officiel des finances publiques BOI-BIC-DECLA-10-10-10, consulté le 4 septembre 2026. C'est cette page-là qui fonde la nuance signalée plus haut, celle que la fiche pratique de l'administration ne reprend pas.
  • Seuils et abattements des revenus 2026 à 2028, 83 600 euros et 50 % pour l'ensemble des locations meublées, 15 000 euros et 30 % pour le meublé de tourisme non classé : actualité du bulletin officiel des finances publiques publiée le 19 août 2026, prise pour l'application de l'article 7 de la loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, consultée le 4 septembre 2026.
  • Seuils et abattements des revenus 2025, cases 5NG et 5NH de la déclaration complémentaire : administration fiscale, page de la location meublée, publiée le 29 mars 2016 et modifiée le 23 avril 2026, consultée le 4 septembre 2026.
  • Seuil de 23 000 euros de recettes annuelles et fin du régime de l'auto-entrepreneur pour le meublé de tourisme non classé à compter des revenus 2026 : Urssaf, économie collaborative, consultée le 4 septembre 2026. Cette page raisonnait encore sur les recettes de 2025 à cette date.
  • Ce que la plateforme transmet à l'administration, en deux nombres séparés, la contrepartie perçue et les frais retenus : article 1649 ter A du code général des impôts, version en vigueur depuis le 1er janvier 2023, consulté le 4 septembre 2026.
  • Statut de loueur en meublé professionnel, deux conditions cumulatives dont le dépassement du total des autres revenus d'activité du foyer : note 1 de la fiche officielle de l'administration fiscale citée plus haut.
  • Classement en meublé de tourisme, démarche facultative et payante, visite par un organisme accrédité, certificat remis dans le mois, décision valable cinq ans : Service-Public, meublé de tourisme, page vérifiée le 21 mai 2026, consultée le 4 septembre 2026.
  • Prélèvements sociaux de 18,6 % en location meublée, soit 10,6 % de contribution sociale généralisée, 0,5 % de contribution au remboursement de la dette sociale et 7,5 % de prélèvement de solidarité, assis sur les recettes après abattement : administration fiscale, prélèvements sociaux sur les revenus de location, page modifiée le 17 juillet 2026, consultée le 4 septembre 2026.
  • Chiffre d'affaires d'un intermédiaire qui agit en son nom propre, déterminé sur le montant total des transactions dans lesquelles il s'entremet : bulletin officiel des finances publiques BOI-BIC-DECLA-10-10-20, consulté le 4 septembre 2026.
  • Amortissements déduits pendant la location réintégrés au calcul de la plus-value de cession, pour les cessions réalisées à compter du lendemain de la promulgation de la loi de finances pour 2025 : réponse du ministère à la question écrite n° 10097, publiée le 24 mars 2026, consultée le 4 septembre 2026.
  • Occupation médiane de 68 %, prix moyen de 72 euros la nuit et revenu brut de 17 900 à 19 000 euros par an pour une annonce toulousaine médiane : nos propres relevés sur 3 570 annonces, période d'août 2025 à juillet 2026, détaillés avec leurs sources sur la page des repères de revenus.
  • Relevé des dix-huit pages : pages publiques en français lues le 4 septembre 2026, non nommées parce qu'elles se classent sur la requête de cet article. Méthode, bases retenues et exclusions dans l'encadré de méthode du chapitre sur les dix-huit pages.

Par où continuer

Si votre question suivante porte sur ce que vous avez le droit de louer, et combien de nuits, tout est détaillé sur la réglementation de la location courte durée à Toulouse.

Si l'écart entre ce que vous déclarez et ce que vous encaissez vous paraît trop large, la question devient celle du contenu de la prestation en face. Ce que change une prise en charge au quotidien est décrit sur la page destinée aux propriétaires toulousains. Maison Nataly accompagne les logements à partir du T2, à Toulouse.

Et si vous préférez poser la question de vive voix, avec votre décompte annuel sous les yeux, Nataly répond au 07 61 41 19 59, y compris si la conclusion est que vous n'avez besoin de personne.

N
Conseils d’expert

Nataly

Partage son regard terrain.

Avec 20 ans d’expérience dans l’immobilier et une pratique quotidienne de la location courte durée, Nataly partage des conseils pensés pour les propriétaires : mieux préparer un logement, éviter les erreurs coûteuses et confier son bien sans perdre la main.

20 ans d’immobilier Vision propriétaire Terrain toulousain

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Nous analysons votre bien à Toulouse, ses contraintes, son potentiel et les leviers à activer pour louer plus sereinement.

environ 80 %

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4,9/5

note voyageurs

Conseil gratuit, sans engagement · Réponse le jour même

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